DES AVIS, DES COUPS DE GUEULE, DES OPINIONS, DE LA NOSTALGIE, ET DU N'IMPORTE QUOI...
A la veille des quarante
Votre avenir me hante
Avoir un jour des enfants
Enfin être grand!
Je me le disais, avant.
Souvent.
Comme mon sérum devenu flou
Moi, condamné à être fou.
Que me manqueriez-vous
Si vous n'étiez dans ma vie.
Dont vous n'êtes qu'à la grille.
Comment faire ce choix
A l'âge de l'égoïsme roi?
D'aucuns ne négligent rien.
Des avis des voisins
Prennent grand soin.
Qu'auront-ils dans leurs tombes?
Si ce n'est leur venin sombre
Leurs magots ensevelis
Leurs existences moisies?
Le nouveau siècle est à vous
La route neuve que je vous trace
Tout en vous laissant le goût
De l'amour, non de la crasse
Même si vous, seules, affronterez
La meilleure trajectoire à adopter.
Oui, c'est la bêtise
Sûrement la mesquinerie
La mienne ou l'Humaine
Qui m'attise
Me fait dire des âneries.
Tellement je vous aime.
Armez-vous les filles
Rôde la crise
D'autres vilénies.
Décision est prise
Je vous jette dans la vie.
Ma dernière méprise?
A la veille des quarante
Votre avenir me tente
Enfin être grand!
J'en ai rêvé, avant.
Comme vous maintenant.
Votre vieux père n'est pas poête
juste taré de vos jolies couettes.
Faites que vos minois
S'aiment devant moi.